écrivant

faire signes

jeudi 15 mars 2012, par ana

Je pourrais croire à la magie, il ne s’agit pas de distinguer une nature et une sur-nature, mais simplement d’admettre que ma compréhension n’englobe pas l’ensemble des faits.

Ces "signes" que nous pouvons organiser comme un discours signifiant, celui-ci pouvant alors nous aider à être à notre propre écoute et ainsi à faire des choix, minimes ou décisifs - à orienter notre chemin et notre vie.

Ces signes que je vois tant se multiplier et que je me plais à écouter, tout en pensant qu’ils ne deviennent signes que si je choisis de les écouter, de les rendre signifiants.

Il s’agit, je crois, qu’en filigrane de notre lecture du monde "extérieur" se tisse une lecture de notre monde "intérieur". Toutefois, dès lors, les notions d’intériorité et d’extériorité ne tiennent plus - il s’agirait plutôt d’un rapport phénoménologique qui fait tenir ensemble je et le monde.

Le je serait une chambre d’écho dans laquelle le monde ferait signe, deviendrait signe : deviendrait monde. Le je, cependant, serait les échos mêmes de ce monde : il serait ce monde tel qu’il résonne, ou plutôt sonne, en lui. Le je et le monde ne seraient que ce qui sonne, se percutant - mais qu’est-ce qui se percute alors ? un percutement ex-nihilo ?...

La lecture du monde et la lecture de soi-même seraient une seule lecture, un seul mouvement : je lis autant le monde que je me lis, et dans cette lecture je fais le monde et je me fais. Mais qui du monde ou du je est la chambre d’écho de l’autre, chambre de création, chambre noire ?


  • 17 mars 2012 10:57, par olivier _

    Un homme qui s’appelait Yvan Amar, disait que notre chemin c’était de passer d’une incompréhension triste à une incompréhension joyeuse.
    et aussi :
    "plonge dans l’eau d’ici et oublie l’au-delà"


  • 20 mars 2012 20:32, par ana _

    merci Olivier pour ce partage...

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